Fonds Lyon Figaro

En juillet 2006, Lyon Figaro tournait la page, mettant un terme définitif à la présence des grands quotidiens nationaux en terres lyonnaises. Non sans avoir offert à la Bibliothèque municipale de Lyon toutes ses archives photographiques. Un véritable trésor ne comptant pas moins de 660 000 documents iconographiques.

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L'aventure de Lyon Figaro

Le 1er septembre 1986, à une époque où les grands titres de presse jouent la carte de la décentralisation en s'inventant des satellites en province, Lyon voit la naissance d'un nouveau journal : Lyon Figaro, prenant la forme d'un quotidien de ville de format tabloïd, encarté chaque jour dans l'édition nationale du Figaro.

Le nouveau titre succède en fait au Journal Rhône-Alpes, lancé le 1er février 1977 sous la double direction de Jean Gallois et de l’historien Henri Amouroux. Avec des ambitions nouvelles et une équipe largement rajeunie, entraînée par la pugnacité du jeune directeur Alain Buhler (1939-1992), ancien rédacteur en chef des Nouvelles littéraires, le nouveau titre a pour ambition de couvrir l'information sur Lyon et les huit départements de l’ancienne région Rhône-Alpes, autour de quelques axes forts comme la politique, l'économie ou la culture.

Le lancement de Lyon Figaro à partir du 1er septembre 1986, précédant lui-même d'une semaine la naissance de Libération Lyon, donne la mesure du bouleversement sans précédent que connait sur cette seule année la presse quotidienne en France, spécifiquement sur la région Rhône-Alpes, depuis le rachat en janvier 1986 du groupe Progrès par Robert Hersant et la contre-offensive, le même mois, du journal Le Monde avec son édition Rhône-Alpes. Au cours des premières semaines, il faut dire que Lyon Figaro frappe fort avec son supplément de 40 à 64 pages, dont huit pages d’informations économiques entièrement consacrées à la région Rhône-Alpes et qui adoptent la couleur saumon de l’édition nationale. Le tout confectionné par une rédaction ne comptant pas moins de quarante journalistes et pigistes. L’aventure durera vingt ans, avec des hauts et des bas, quelques succès et beaucoup de déceptions.

Le 1er juillet 2006, après une série de mesures amenuisant l'équipe rédactionnelle et technique, le quotidien Lyon Figaro cesse de paraître, quittant à jamais le dernier de ses sièges du 3 quai Jean-Moulin. La direction du Figaro décide alors de donner à la Bibliothèque municipale de Lyon la totalité des archives photographiques possédées par le quotidien : celles couvrant bien sûr ses vingt années d'activité, mais également d'autres clichés provenant du défunt Journal Rhône-Alpes, soit un ensemble estimé à quelques 660 000 documents iconographiques, mêlant négatifs, tirages papier et fichiers numériques, classés tant thématiquement que chronologiquement.

Présentation du fonds

Un véritable élément du patrimoine comme une tranche d'histoire contemporaine de la cité entre ainsi dans les collections de la Bibliothèque, allant de la visite du pape Jean-Paul II au sommet du G7 ; de la remontée de l'Olympique lyonnais à la Coupe du monde de football ; du procès de Klaus Barbie à celui de la branche lyonnaise d'Action directe ; de l'Opéra version Jean Nouvel à la Biennale de la Danse ; du percement de la ligne D du métro au lancement du plan vélo'v. Sans oublier les élections, les chantiers, les mouvements sociaux, les expositions et quelques évènements dramatiques, comme l'incendie du Port Édouard-Herriot (2-3 juin 1987) ou la catastrophe du Grand-Bornand, en Haute-Savoie (14 juillet 1987).

En résumé

  • Période ou dates extrêmes : 1986 à 2005.
  • Date d’entrée dans les collections : Juillet 2006 (don).
  • Importance matérielle :
    • 570 000 négatifs noir et blanc et couleur env.
    • 70 000 tirages noir et blanc env.
    • 20 000 fichiers numériques env.

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