Fonds Léon Vallas
Le fonds Léon Vallas reflète l’engagement musical de cet historien, critique et conférencier.
Présentation
La vie et l’œuvre de Léon Vallas (1879-1956) sont centrées sur la musique. Il s’exprime sur elle comme critique, écrivain et conférencier, dans les journaux, les livres ou à la radio. Installé à Lyon, il y développe son activité, mais n’hésite pas à porter la connaissance de la musique française dans des conférences en France, aux États-Unis et au Canada.
Il naît à Roanne le 17 mai 1879. Il fait des études comme interne à l’Institution Sainte-Marie de Saint-Chamond tenue par les pères maristes. Il obtient son baccalauréat de philosophie en 1897. Il part alors à Lyon pour entamer des études de médecine qu’il n’achève pas, se tournant vers des études de lettres. Il soutient en 1908 une thèse de doctorat à l’Université de Lyon sur La Musique à l’Académie de Lyon au XVIIIe siècle. La musique l’a déjà saisi : ami d’Émile Vuillermoz et de Georges Martin Witkowski, il fonde avec ce dernier une Schola cantorum en 1900. En 1902, il entre comme critique musical au Tout Lyon.
En 1903 il fonde La Revue musicale de Lyon qui devient, en 1912, la Revue française de Musique. Il participe aussi à la création de la Société des Grands concerts en 1905 et à la construction de la salle Rameau inaugurée en 1908. Il est également chargé de cours d’histoire de la musique à l’Université et au Conservatoire de musique de Lyon (jusqu’en 1931). Ses activités sont interrompues par le premier conflit mondial pendant lequel il est mobilisé comme médecin auxiliaire. Démobilisé en 1919, il soutient la même année son doctorat d’Etat sous le titre Un siècle de musique et de théâtre à Lyon : 1688-1789.
En 1919, il entre au Progrès de Lyon où pendant trente-cinq ans il écrit des critiques attendues et redoutées. Il fonde la même année les Petits concerts de Lyon qui contribuent à développer la vie musicale de la cité. En 1924, le poste de directeur du Conservatoire de musique de Lyon lui échappe au profit de Witkowski. Il fonde alors à Paris les conférences de la Musique vivante qui rencontrent un succès qui lui vaut de pouvoir donner un cours libre sur la musique à la Sorbonne de 1928 à 1930, puis de prononcer des centaines de conférences aux États-Unis et au Canada de 1929 à 1935, pour l’Alliance française. Cette contribution à la diffusion de la culture française en Amérique du Nord lui permet de recevoir la Légion d’honneur en 1934.
En 1936, il épouse Paule de Lestang (1875-1968), pianiste et cantatrice. En 1937, il est élu président de la Société française de musicologie et, en 1938, il est nommé directeur artistique de Lyon PTT. En 1941, sa candidature comme directeur du Conservatoire de musique de Lyon est encore repoussée au profit d’Ennemond Trillat. Il poursuit son activité de conférencier. Il est élu en 1947 à l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.
Vallas s’est particulièrement intéressé à la musique française contemporaine et a écrit trois livres sur Debussy (1926), Vincent d’Indy (1944) et César Franck (1955). Son œuvre réside aussi dans les milliers de pages et d’articles écrits dans les différents journaux et revues auxquels il participa.
Quelques illustrations
-
Ms Vallas 170, pièce 6. Les Petits Concerts. -
Ms Vallas 51, cahier 1, f. 15v-16. Article de Léon Vallas dans le Progrès, 3 janvier 1920. -
Ms Vallas 210, pièce 20. Léon Vallas à bord du S.S. Champlain, septembre 1932. -
Ms Vallas 210, pièce 8. Portrait photographique de Paule de Lestang, 2 juin 1929. -
AffM0500. Théâtre des Célestins, Le clavecin, conférence et concert, Léon Vallas et Paule de Lestang, 16 mai 1946.
Consulter le fonds
Consulter en ligne
Inventaire du fonds Léon Vallas.