Archives du Syndicat du livre de Lyon

Le Syndicat de l’Imprimerie, du Livre et du Papier-carton de Lyon et de la région lyonnaise (SILPAC-CGT), adhérent à la fédération nationale FILPAC-CGT, met à disposition des chercheurs l’ensemble des archives produites par les diverses organisations syndicales qui ont contribué à sa constitution sur cette longue période.

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Présentation

Cent cinquante ans d’histoire du Syndicat du Livre de Lyon, au travers de ses archives, sont déposées et en cours de traitement pour être mises à la disposition des chercheurs à la Bibliothèque municipale de Lyon, à la bibliothèque de la Part-Dieu.

Le Syndicat de l’Imprimerie, du Livre et du Papier-carton de Lyon et de la région lyonnaise (SILPAC-CGT), adhérent à la fédération nationale FILPAC-CGT, a décidé de mettre à la disposition des chercheurs l’ensemble des archives produites pendant un siècle et demi par les diverses organisations syndicales qui ont contribué à sa constitution sur cette longue période. C’est chose faite avec le dépôt effectué à l’automne 2012 à la Bibliothèque municipale de Lyon, qui met désormais en ligne l’inventaire, avant d’assurer la numérisation d’une partie du fonds. Celui-ci sera accessible à terme sur Internet.

Des traces d’organisation des ouvriers du Livre sont consultables sur deux siècles. Aux Archives municipales de Lyon, au travers de Sociétés de bienfaisance (1813), puis des mutuelles des typographes (1822), des lithographes (1827) et la 31e Société de secours mutuel jusqu’en 2001 ; ainsi qu’aux Archives départementale du Rhône sur la période qui suit la reconnaissance des syndicats (1884). De son côté, le Musée de l’imprimerie de Lyon détient la mémoire des mutations technologiques de cette profession depuis la naissance de l’imprimerie dans notre ville à la fin du XVe siècle.

Le fonds déposé à la Bibliothèque de la Part-Dieu assure désormais la continuité de la connaissance sociale de ce métier au travers des archives du Syndicat du Livre depuis 1862. C’est en effet cette année-là que les typographes décident de créer l’Annexe, à la 31e Société de Secours Mutuel. Cette dernière poursuit son activité sociale, apportant secours aux malades, invalides et vieillards jusqu’au 26 juin 2001 où elle disparaît avec les nouvelles dispositions sur le Code de la Mutualité. Mais l’Annexe, se révèle bien vite société de résistance des ouvriers, à tel point qu’en 1884, lors de la naissance du syndicat des typographes, les statuts de celui-ci se révèlent être la copie conforme de ceux de l’Annexe.

Société de résistance, elle apparaît au travers des délibérations de son Comité, apportant aide à la recherche d’emploi :

  • employeurs et compagnons s’adressent à elle pour trouver un compagnon ou un emploi
  • aide au déplacement pour chercher un emploi 
  • aide à la formation : des bibliothèques et conférences sont organisées pour l’élévation des qualifications, ou faire face aux évolutions technologiques, conduisant même à la création de l’Ecole Jean-de-Tournes en 1894

Mais c’est aussi l’Annexe qui conclura les premiers accords «paritaires» avec les représentants patronaux. On n’appelle pas encore cela des conventions collectives, mais cela y ressemble fort. Le «Tarif», est signé à Lyon en 1848 et 1872 – bien avant la reconnaissance des syndicats – et les salaires, les horaires, les conditions de travail, les cadences, les conditions de l’apprentissage, etc. en sont l’objet. L’Annexe finira par soutenir financièrement les conflits du travail pour faire respecter les accords signés.

Ce qui fait la force de ce dépôt d’archives et tout son intérêt c’est son extraordinaire continuité et sa richesse, reflétant un fonctionnement régulier, voire permanent. Puisque les permanences sont hebdomadaires, quelquefois on en relève plusieurs dans la semaine. Les organismes sont régulièrement élus en assemblées générales et renouvelés aussi régulièrement. Aucun adhérent ne peut échapper à la prise de responsabilité. Les réunions font l’objet de procès-verbaux scrupuleusement transcrits.

La continuité est particulièrement évidente lorsque l’on évoque les périodes difficiles des guerres de 14-18 – outre les procès-verbaux de la période, un rapport de 1919 le souligne – ou de 39-45 pendant laquelle le syndicat continue d’exister officiellement et de percevoir des cotisations – même si un certain nombre de ses membres agissent parallèlement dans l’organisation syndicale clandestine.

On dit, à juste titre, ce syndicat très corporatiste. Cela apparaît bien sûr dans les archives déposées, puisque à l'origine chaque catégorie professionnelle y constitue son syndicat qui peu à peu se regrouperont. Soulignons enfin que Lyon fut le siège du 4e groupe régional de la Fédération Française des Travailleurs du Livre (FFTL) jusqu’en 1986, comptant des sections bien au-delà de la région Rhône-Alpes. La multiplicité des archives sont rassemblées dans ce fonds.

Texte écrit par Laurent GONON, imprimeur.

En résumé

  • Période ou dates extrêmes : XIXe et XXe siècles.
  • Date d’entrée dans les collections : 2011 et 2016.
  • Importance matérielle : 20 mètres linéaires

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Inventaire des archives du Syndicat du livre de Lyon : registres des procès-verbaux, registres des admissions, périodiques, monographies, comptes rendus de réunion...

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